dimanche 13 janvier 2008
Blog
samedi 12 janvier 2008
Goa, Bombay
Le retour à Delhi m’a de nouveau saisi par cette atmosphère si particulière, teintée d’une curieuse familiarité et d’une tenace étrangeté. Brume tenace sur IG airport, premières fraîcheurs, et une véritable bataille pour rejoindre son pre paid taxi, avec un chauffeur qui, une fois que nous étions tassés à l’intérieur, claqua le coffre de la voiture à maintes reprises pour tenter de le fermer. Devant son échec, nous avons décidé de tenir à la main, et depuis l’intérieur, le coffre, avant de partir dans les nuits morcelées de Delhi.
L’Inde du Sud, pour le peu que j’en ai vu en une petite semaine, m’a offert une toute autre impression. La vie quotidienne semble moins agressive. Le 31 se déroula à Anjuna beach, lieu de fêtes avec bars sur la plage et boites de nuits : cadre certes apprécié mais usé par ses innombrables fréquentations. Ce qu’Anjuna gagne en ambiance festive, elle le perd évidemment en charme. Après quelques jours à ce rythme, je suis parti vers Old Goa, et d’abord Panjim, jolie petite ville aux accents portugais. Old Goa, érigé par les portugais à l’époque de leur suprématie, n’est pas une ville mais un lieu où sont rassemblés quelques églises et le tombeau de Saint François-Xavier. Petite ballade qui m’a permis d’appréhender une autre image de Goa.
Après trois heures de bus pour parcourir 50 kilomètres, et une petite marche, nous avons atteint Agonda beach, lieu de nos derniers jours à Goa. Agonda tenait cette fois du paradis tropical : une vaste plage, longue et large, où se reposaient une dizaine de personnes, une eau délicieuse, quelques vagues, des dauphins au large. Nos dormions dans de petites huttes en bois, donnant sur la plage, profitant ainsi dans des conditions privilégiées d’un cadre magnifique.
Poursuivant notre périple, nous avons atteint Bombay. De Bombay, mon séjour fut trop court, - deux jours - pour me laisser autre chose qu’une liste de sensations diffuses. La ville, là encore, ne ressemble en rien à Delhi. Dense, elle n’est pas écrasée : le jardin Maidan et la mer d’Oman lui offrent un brassage d’air et un oxygène que l’on ne rencontre pas à Delhi. D’autres différences avec Delhi : la présence de trottoirs, la possibilité de pratiquer la ville à pied, de flâner, par exemple sur Marine Drive, ou de profiter de bars fréquentés par la jeunesse indienne. Si les slums sont toujours aussi impressionnants, la ville semble emportée par un dynamisme, une effervescence qui la rend moins conservatrice que le nord de l’Inde. Certes, Bombay demeure l’exception indienne, mais cette exception, séduisante, prometteuse, ne peut se contenter de deux jours de découvertes, et je trouverai l’occasion d’y revenir. En attendant, sur Delhi, la reprise des cours s’annoncent à Jamia. Une autre aventure sans doute.
mercredi 26 décembre 2007
2008
mercredi 19 décembre 2007
Visages
mardi 11 décembre 2007
Pause
mardi 20 novembre 2007
Pushkar
Pushkar fut l’occasion pour moi de renouer avec le plaisir des voyages en petit nombre. Notre équipe était constitué d’Alexandre, d’Olivia et de Bertrand et force est de reconnaître que les occasions pour déconner, de special lassi en dromadaires, n’ont pas manqué. Avant d’arriver à Pushkar, je m’en étais construit une image plutôt négative: ville de babos par excellence, je craignais d’y trouver une atmosphère pesante. Or la ville est assez agréable, constituée autour d’un lac sacré, où Brahmâ est vénéré ; la présence des pèlerins dilue l’assaut des touristes.
Nous souhaitions voir la fameuse Camel Fair, regroupant près de 50 000 dromadaires et l’événement en valait la peine. En arrivant, le premier week end, nous évitions ainsi la foule des derniers jours. Le site en lui-même est impressionnant, consistant en un vaste espace de terre et de sable entouré de petites collines. Toutes les bêtes sont là afin d’être négociées, achetées ou vendues. Certaines sont décorées, d’autres font des courses ; la vie de ce camp est une véritable ville intérieur avec ces échoppes, magasins, rassemblements, et l’agitation habituelle. Le lundi matin, à 5h, nous avons fait une ballade à dos de dromadaire. Lorsque le chamelier monta avec moi, la bête partie au trot et il fallut un temps d’adaptation avant de suivre le rythme particulier de sa démarche. En se levant ou en s’asseyant, le dromadaire donne vraiment l’impression de se déplier, nous basculant à l’avant et à l’arrière !
Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Ajmer pour voir la tombe d’un saint Soufi du XIIème siècle, le deuxième lieu de pèlerinages des musulmans d’Inde après Nizzamudin à Delhi. Ce séjour fut mon premier contact avec le Rajasthan, Etat touristique par excellence et je fus marqué par la vivacité et la multitude des teintes et couleurs. Cet Etat permet aux touristes qui l’arpentent de retrouver les clichés orientalistes dont ils ont pu s’abreuver en occident.. Néanmoins, le Rajasthan est ce qu’il est : un Etat riche, superbe, centre culturel de l’Inde, et qui appellera pour moi d’autres visites.